-
8
avr
Le cri de la nuit “Voici l’Epoux qui vient!”
En célébrant le Grand Mystère de la Foi, laissons-nous nous envahir par le cri de cette nuit:”Voici l’Epoux qui vient”. La mort est morte! Jésus est relevé vainqueur.La chair de l’homme, assumée divinement à Noël, est aujourd’hui exaltée et trouve place dans la Vie Eternelle!Et nos vies, laborieuses et fragiles, traversées par l’amour, sont hissées, à la suite de Jésus, Nouvel Adam, à la Joie du Ciel! Réveillons-nous! Christ est ressuscité!Et depuis notre baptême, nous y participons!Joyeuse fête de Pâques à tous ! -
7
avr
L’interview du frère Paul-Dominique
Frère Paul-Dominique, tu es un prédicateur apprécié. On m’a dit un jour que tu étais un prêcheur de la Miséricorde. Qu’en dis-tu donc ?
Prêcheur de la Miséricorde et être dominicain, c’est presque la même chose ! C’est notre vie. Nul besoin de faire de grands crimes pour réaliser que Dieu nous aime… tels que nous sommes. Nous sommes toujours attendus par le Père, il a toujours les bras ouverts. Certes, Dieu est un Père exigeant pour ses enfants, mais il a confiance. Cela nous rend, droits et en bonne santé !
Maintenant que nous fêtons Pâques, vivre de la résurrection du Christ, ça peut se vivre sous quelle forme ?
Tout de suite, ce qui me vient : sourire ! On ne le peut, si on ne le veut pas. Pour sourire, il faut avoir une raison, positive ! Pour nous : Christ est ressuscité, Christ nous fait vivre ! Il nous a montré la miséricorde de son Père. Nous pouvons, alors, ouvrir notre visage à sa lumière, simplement. Notre sourire est pour les autres, un reflet de la joie de Dieu qui nous sauve. Laisser monter le sourire, parfois aller le chercher, c’est grande charité… Vivre la résurrection est ce qui fonde la vie ensemble, en famille, en communauté.
-
3
avr
Juste un mot !
Il en manque quelques uns (forcément, réunir tous les frères au même endroit en même temps relève toujours de l’exploit) mais nous sommes presque tous là. (cliquez sur la photo pour l’agrandir ^^)
Nous, les frères du couvent de Lille qui ont cheminé avec vous pendant tout ce carême. Chacun à notre place, nous avons pris part à l’aventure, priant avec vous, bloguant avec vous, répondant à vos questions spirituelles ou… techniques !
Comme vous, nous nous apprêtons à célébrer la Résurrection du Seigneur, enrichis de ce compagnonnage de quarante jours avec les retraitants des quatre coins du monde. C’est le moment de vous remercier pour cette fidélité. Merci encore pour la gratitude dont vous nous témoignez de bien des manières : messages, cartes, dons et soutien dans la prière.
Cette année encore, il y aura eu bien des merveilles au long du chemin. La plupart resteront connues de vous seuls, et de Dieu ; et c’est fort bien ainsi. Mais il nous plairait tout de même de recueillir, au terme de ce parcours, un peu de ces grâces distribuées largement, derrière chaque écran. Pour cela, nous vous demandons juste un mot. Quel est le mot qui, pour vous, serait le plus parlant après ce parcours ? Un mot, comme un dernier cadeau à faire à tous les blogueurs dans la ville.
Je vous donne le mien : « Emerveillement ! »
Eblouissantes fêtes de Pâques à tous !
-
31
mar
L’interview du frère Gabriel
Frère Gabriel, tu es au couvent de Strasbourg, capitale européenne. Tu as beaucoup œuvré pour les Droits de l’Homme au Conseil de l’Europe et maintenant à l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture. Qu’est-ce qui t’a amené à prendre ces engagements?
Je ne supporte pas que la dignité d’un être humain, quel qu’il soit, soit bafouée. En Jésus, Dieu se fait homme : cela confère à chacune, à chacun, une dignité inaliénable. « Ne sont-ils pas des hommes ? Comment pouvez-vous les traiter aussi inhumainement ? » demandait notre frère dominicain Montesinos aux colons espagnols à propos des Indiens. Je suis profondément heureux de partager avec tant de femmes et d’hommes, les uns chrétiens, les autres non, ce combat pour ce respect qui fait partie, je le crois, de la volonté de Dieu.
Le pont des deux rives à Strasbourg-Khel, symbole de la réconciliation entre la France et l’AllemagneTu es aussi un prédicateur de la Cathédrale de Strasbourg et cette semaine sur Internet, tu nous offres tes méditations. D’où te vient ce goût de partager la Parole de Dieu?
La Bible fait partie de ma vie, de mes racines. Je me sens un peu comme un fils des prophètes. En fait, nous sommes simplement des collaborateurs de l’Esprit saint : le travail principal, c’est lui qui le fait. Et puis, j’aime la Bible car je m’y retrouve à bien des endroits. Cette parole « de Dieu » est en même temps totalement humaine. Alors quand on la dit, quand on l’écoute, on se trouve comme à la jointure entre Dieu et l’homme.Nous entrons dans la Semaine Sainte et tu orienteras tes méditations autour de la Sainteté. Comment abordes-tu cette semaine…. comme un saint en devenir ?
C’est étonnant, n’est-ce pas, de penser qu’il y a de la sainteté en chacun de nous. Nous n’osons guère y croire, comme si cela était trop pour nous. « Si tu savais le don de Dieu », dit Jésus à cette femme de pas très bonne vie de Samarie. Ce don de la sainteté, il nous a été fait, comme une petite semence à faire grandir. A nous de le laisser pénétrer nos jours et nos nuits. Alors chaque semaine sera une « semaine sainte »…
Je m’inscris
Je fais un don





















